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1 septembre 2018

 Mission  » Mangeons mieux, Mangeons BÉNIN »

                           Cette mission, du 13 au 23 AOUT 2018,  a été programmée, organisée et mise en œuvre grâce au concours actif de Koffivi NOUWOGOU, coordinateur national  de CUMA BENIN, et de Julien HOUNKPETIN, animateur de CUMA BENIN pour la région du MONO/COUFFO. Nous a accompagné Christelle ADJE, nouvelle recrue de CUMA BENIN pour la région des Collines. Le programme intégral de la mission comportait des visites de terrain, des réunions de travail, et un rendez-vous auprès de la Direction de l’Alimentation  et de la Nutrition Appliquée (DANA), annexé au présent rapport, ainsi que les documents cités.

Les objectifs de la mission :

Définition des conditions de réalisation de l’organisation du marché de produits du maraîchage issus de cinq CUMA du sud BENIN, via une plateforme numérique, Ben’Agri.

 Les cinq CUMA concernées :

  • CUMA BOBOGNON : production d’huile et de galettes d’arachide ;
  • CUMA DEKAWAWA : production de tapioca ;
  • CUMA MIANODOU : production d’huile de palme ;
  • CUMA MIZE (« Soulevons ensemble): production de riz et de crin-crin ;
  • CUMA ALOLE-ALOME (« La main dans la main ») : production de fromage de soja (Tofu) ;

La visite à la CUMA d’ATHIEME (MIZE) révèle que cette structure connait actuellement un important déficit en termes d’adduction d’eau de telle sorte que la production du riz a totalement été abandonnée et que la production du crin-crin se trouve gravement affectée. En effet, la nappe dans laquelle l’eau pour la culture est puisée a considérablement reculé (réchauffement climatique ?) de telle sorte que les canalisations de puisage, à ce jour, ne l’atteignent plus.

Il devra être rapidement remédié à ce problème qui met en cause la survie même de cette CUMA. Un dossier a été déposé  sur le bureau des autorités locales compétentes, sous réserve de délais de traitement « indéterminés ». Par ailleurs, il apparaît possible de mobiliser des fonds du FAO, mais en tout état de cause, il n’est pas raisonnable, ni même faisable, de retenir cette CUMA dans la phase-pilote du programme « Mangeons mieux, mangeons BENIN ».

 La plateforme numérique

Plusieurs réunions de travail nous ont convaincus d’avoir recours aux prestations offertes par la société FIDALI, start’up lancée il y a deux ans par trois jeunes béninois dont  Eric Adomon et Jacques ADJAHOUGO .

Cette entreprise a créé une plateforme numérique appelée « BENAGRI » qui a pour ambition d’assurer la promotion des produits « made in BENIN », et d’interconnecter les producteurs du monde agricole et les acheteurs potentiels, professionnels ou consommateurs.

Après enregistrement de leur structure, les producteurs (les CUMA) disposent d’un « stand en ligne » sur lequel ils proposent leurs produits sous forme d’annonces commerciales, comportant la quantité disponible, et le prix. Ces annonces sont assorties de photographies du produit, et éventuellement de mentions publicitaires vantant la qualité de leur offre. L’annonceur peut, à tout moment, modifier les informations portant sur la quantité disponible (en fonction des ventes) et sur le prix.

Le site comporte également un « marché » général virtuel sur lequel figurent l’ensemble des produits enregistrés sur la plateforme.

Lorsqu’une vente est réalisée via la plateforme, les annonceurs sont immédiatement informés par l’équipe de BENAGRI (notification par SMS).

BENAGRI offre la possibilité aux utilisateurs de promouvoir leurs offres sur les réseaux sociaux (Face Book, Twitter).

L’un des modules du site BENAGRI présente également, sous la forme d’une carte interactive, un comparatif des prix pratiqués sur l’ensemble des marchés du BENIN.

Selon nos observations :

  • Le site BENAGRI est bien référencé sur les moteurs de recherche tels que GOOGLE ;
  • Il fonctionne d’ores et déjà au bénéfice d’un certain nombre de producteurs, ce qui, pour nous, constitue un gage de fiabilité ;
  • Les promoteurs de BENAGRI sont très actifs sur les réseaux sociaux, et présents dans les magazines agricoles, ainsi qu’auprès des groupements professionnels agricoles du BENIN
  • BENAGRI a eu l’honneur d’une pleine page dans le magazine « BENIN révélé », publication e, plus généralement, la promotion des actions gouvernementales.

Jacques et Eric nous ont accompagnés sur l’ensemble des visites des CUMA et ont pu ainsi, prendre la mesure des réalités de terrain.

On peut retenir, en particulier que :

  • BENAGRI s’engage élaborer des « visuels » attractifs pour chacun des stands, décrivant non seulement le produit, la quantité disponible et le prix, mais aussi l’activité de chaque CUMA et leur organisation, comportant la photo des responsables, et précisant la localisation de chaque CUMA afin de la rendre repérable sur GOOGLE MAPS ;
  • La mention CUMA figurera sur la page de chaque produit.

Les visites de terrain

Nous avons longuement visité les CUMA concernées par le programme, assisté aux process de production de l’huile d’arachide, des galettes d’arachide, et du fromage de soja (tofu). Nous nous sommes entretenus avec les responsables des CUMA et avec les femmes productrices.

  • Le process de production de l’huile d’arachide :

Les gousses sont égrainées (au moyen d’une égraineuse), puis les arachides sont écrasées (au moyen d’un moulin). La CUMA ne possède pas ces équipements, ce qui la contraint à avoir recours à un prestataire extérieur ;

La pâte obtenue est malaxée longuement à la main, après ajout d’une faible quantité d’eau ;

L’huile se sépare peu à peu de la pâte ;

Les résidus de pâte sont filtrés et l’huile est mise en bidons et en bouteilles. Point positif : l’huile est extraite à froid et ne subit aucun chauffage.

Il nous est rapporté que cette huile est très recherchée, d’autant que de nombreux producteurs vendent en réalité des huiles coupées avec de l’huile de palme.

  • Le process de fabrication des galettes de soja :

Après extraction de l’huile, le résidu de pâte est mouillé et mélangé avec de la farine (maïs), puis pétrie à la main ;

La pâte est ensuite travaillée en minces rouleaux réunis par quatre en une sorte de bracelet ;

Les galettes sont frites dans de l’huile d’arachide portée à ébullition sur un four en terre alimenté au bois.

Les galettes d’arachide sont généralement consommées en accompagnement de plats en sauce.

  • Le process de production du Tofu :

Les graines de soja sont trempées pendant trois heures dans une bassine d’eau froide ;

Les graines sont ensuite moulues. La CUMA ALEALOME ne possède pas de moulin et doit donc avoir recours à un prestataire extérieur ;

La pâte ainsi obtenue est placée dans une bassine tapissée d’une mousseline (un linge permettant le filtrage du produit), puis brassée vigoureusement à la main après ajout progressif d’eau froide ;

Après brassage, on récupère le « lait de soja » filtré, en prenant soin d’essorer soigneusement la mousseline afin de ne rien perdre du lait ;

Le lait est chauffé jusqu’à ébullition sur un foyer en terre alimenté au bois ;

A ébullition, on procède à la coagulation du lait par adjonction d’eau de maïs fermentée (coagulant naturel obtenu par trempage de grains de maïs dans de l’eau) ;

Le « fromage » est alors prêt à être découpé en carrés à l’aide d’un grand couteau ;

Les morceaux de fromage de soja est ensuite bouilli quelques minutes dans un bouillon composé d’eau, d’ail, de gingembre, de poivre en grains, puis frits dans une bassine d’huile. On nous précise qu’il ne s’agit pas d’huile d’arachide pure, mais plus souvent d’huile d’arachide « coupée » ou d’huile de palme.

C’est délicieux !

Bien que n’ayant pas assisté au process de production de l’huile de palme et du tapioca, nous avons pu visiter les installations et évaluer les sites et les matériels, en présence des responsables et membres des deux CUMA.

 

Les observations résultant des visites de terrain et des réunions de travail

 

Nous avons tenu systématiquement des réunions de travail sur les sites des CUMA ainsi qu’une réunion de synthèse à COME, en présence des présidents-es et des secrétaires de ces CUMA, de Koffivi, de Julien, et de Christelle (nouvelle animatrice CUMA BENIN pour la région de Collines), ainsi que de Jacques et Eric de BENAGRI. Il en ressort :

  • Un réel engouement pour le programme « Mangeons mieux, mangeons BENIN » : Volontarisme et dynamisme sont les mots les plus adaptés pour qualifier la personnalité et le travail de ces femmes agricultrices. Les responsables et membres des CUMA sont unanimes pour affirmer que le programme les intéresse grandement dans la mesure où il doit permettre une visibilité accrue de leurs productions, et donc une meilleure commercialisation ;
  • La nécessité de promouvoir de « bonnes pratiques » afin de sécuriser les process de production, et de se mettre en conformité avec les normes en vigueur, y compris au BENIN (qui ne les applique pas toujours, loin s’en faut), en matière d’hygiène et de sécurité alimentaire.

En effet, la promotion numérique de produits sous le sigle CUMA BENIN ne peut se concevoir sans une exigence de qualité et de sincérité des mentions.

Aujourd’hui, on peut suggérer que l’on « est loin du compte » : précarité des sites de production (paillotes sur terre battue, couverture en palme n’assurant pas l’étanchéité du site), vétusté des équipements (bassines en tôle émaillée ébréchées ou rouillées, par exemple), absence de tenues de travail (évidemment pas de gants, de charlottes …), recours à une eau parfois douteuse comme adjuvant ou procédé d’entretien du matériel.

Il convient aussi de relever que les CUMA ne possèdent pas certains équipements indispensables (égraineuse, moulin, malaxeur) et que le recours à des prestataires extérieurs n’est jamais rentable. A titre d’exemple, les frais de dépulpage  de noix de palme se sont élevés, en 2017, à 400.000 CFA, soit … au prix d’un dépulpeur. Mais faute de trésorerie, l’achat de cet équipement n’est pas envisageable à ce stade (d’où la nécessité d’un dispositif de warrantage).

 

  • La question de la conservation:

Cette question concerne le fromage de soja (Tofu) qui, frais, ne se conserve que deux jours.

Il peut être envisagé de fumer le tofu, ce qui prolonge sa conservation, mais également de l’emballer sous vide, ce qui nécessite un petit équipement (voir équipement).

En l’état de la production, ce produit serait plutôt commercialisé à la commande (par des détaillants ou des particuliers en vue d’évènements festifs) : la plateforme prévoira une présentation particulière pour le tofu.

Les galettes d’arachide se conservent environ deux mois.

  • La question du conditionnement et de l’emballage :

Aujourd’hui, les produits sont vendus en vrac, ou conditionnés dans des contenants très douteux (nous avons constaté que l’huile d’arachide était versée dans des bidons portant encore l’inscription « huile de moteur » ou dans de vieilles bouteilles de Gin).

S’agissant des produits en vrac, il n’existe pas d’unité de mesure fiable. Les produits sont vendus à la bassine, voire à la bâchée, ce qui nuit, au détriment du vendeur, à la sécurité du prix.

Par ailleurs, il a été constaté que l’ensemble des produits alimentaires d’ores et déjà vendus via la plateforme numérique BENAGRI sont présentés sous emballage.

  • La question du transport:

Cette question n’a pas été abordé car il n’y a pas pour l’heure de service de transport assuré                par un prestataire, actuellement le transport est assuré par le client . Ce point sera a abordé              avec Ben’Agri en vu de la prospection d’un transporteur.

  • Assurer aux membres des CUMA un accroissement de leurs revenus et un meilleur équilibre financier de leurs structures de production :

Il s’agit, en premier lieu, de démontrer que le programme, qui suppose, à priori, des frais supplémentaires d’enregistrement et d’utilisation du site, aura pour conséquence, à l’issue de la période d’expérimentation, un accroissement des bénéfices, compte tenu d’une meilleure organisation du marché.

En second lieu, il a été indiqué aux membres des CUMA que cette nouvelle organisation encouragerait les banques à accepter la mise en place d’un système de « Warrantage » permettant de constituer un fonds de roulement (la banque avance le montant du produit lorsque son cours est bas) et de pouvoir jouer sur les cours (le producteur ne vend que lorsque le cours est haut grâce à la facilité bancaire).

Les solutions et propositions

  • La normalisation des process de production :

Afin de maîtriser la règlementation en vigueur (en théorie du moins), nous avons organisé une rencontre avec deux chefs de service de la Direction de l’Alimentation et de la Nutrition Appliquée (DANA).

Ces fonctionnaires nous ont informés des dispositions d’une loi promulguée en 1984 (!) qui définit les exigences en matière de produits alimentaires :

-Les denrées doivent, en principe, être munies d’un numéro d’enregistrement délivré par la DANA ;

– Ce numéro d’enregistrement est attribué après vérification sur le site de production, par une équipe d’inspecteurs, de la conformité à un certain nombre de critères portant sur le cadre de production (exigence d’un atelier, sol carrelé, plan de nettoyage du local), le matériel (adéquat, facile à démonter pour nettoyage, désinfection), la main d’œuvre (formée à quatre types d’analyse de la production, pas de vernis à ongle ou de bijoux, port de charlottes).

Nos interlocuteurs insistent sur l’organisation du process de production selon un système de « marche en avant » qui implique aucun aller-retour entre les différentes étapes de fabrication, et sur la question des déchets. Ils indiquent que la DANA soutient « le retour des résidus » qui sont affectés à l’amendement de sols ou à la nutrition animale. Ils se disent intéressés par tout projet de méthanisation.

-Avant clôture du dossier, il est procédé, aux frais du producteur, à deux séries d’analyses microbiologiques et physicochimique du produit.

-Lorsque le dossier est complet, l’agrément est délivré sous un mois, un mois et demi.

On pourra constater que cette réglementation répond globalement aux exigences européennes, mais s’avère très éloignées de la réalité de nos CUMA. Koffivi indique que la plupart des denrées mises en vente sur les marchés du BENIN ne disposent d’aucun numéro d’enregistrement.

A ce stade du programme « Mangeons mieux, Mangeons BENIN », il n’est pas envisageable d’amener les CUMA à ce niveau d’exigence. Cependant, il nous est apparu indispensable, dans une perspective d’avenir (la règlementation finira par être appliquée et l’éloignement total par rapport aux normes condamnera nécessairement certaines structures de production), de soutenir l’acquisition de bonnes pratiques.

  • L’acquisition de bonnes pratiques

A cet égard, il nous est apparu envisageable de nous inspirer du programme ACMA2 (approche communale pour le marché agricole) mis en œuvre par l’INDC, ONG soutenue par le royaume des Pays-Bas, voire d’engager un partenariat avec cette ONG.

A titre d’exemple, ce programme préconise, pour la cuisson du manioc réalisée pour la fabrication du gari l’utilisation d’un plateau d’acier inoxydable ou d’un récipient en aluminium moulé, monté plutôt sur des briques de terre à meilleur rendement calorifique que sur des briques en ciment et pour le conditionnement, l’utilisation de sacs en polypropylène et polyéthylènes propres.

Ces préconisations, alliées à un programme de formation, nous paraissent assez réalistes et en phase avec la réalité de terrain.

Il faudra, bien sûr, assurer la formation des agricultrices.

  • L’acquisition du matériel adéquat

Chacune des quatre CUMA concernées a été invitée à présenter la liste des équipements lui semblant indispensables pour l’amélioration quantitative et qualitative de leurs productions.

La réussite du programme « Mangeons bien, Mangeons BENIN » implique l’acquisition d’équipements adéquats à court terme. Les CUMA locales n’ont ni les liquidités, ni la faculté de recourir au crédit bancaire.

Cependant, il a bien été rappelé aux présidents, secrétaires et membres, que CUMA BENIN n’effectuait aucun don, ce qui n’exclut pas la possibilité d’un soutien pour l’acquisition du matériel, sous forme d’avance ou de crédit à taux zéro dont les modalités restent à définir, ainsi que des formations de gestion par des membres de CUMA Bénin, membres actifs dans la gestion de CUMA en France.

Afin d’assurer ce soutien, nous avons la possibilité de faire appel à :

-la fondation SEED pour la CUMA Tapioca ;

– la fondation AVRIL pour la CUMA Soja (Tofu)

–  l’AFD

– la région Nouvelle Aquitaine.

Il doit être établi un ordre des priorités en termes d’équipements . La plupart du matériel requis est commercialisé au BENIN

  • La question des conditionnements et emballages

Il convient de prévoir l’acquisition d’emballages normés en termes de quantité et biodégradables, conformes à ceux utilisés sur la plateforme BENAGRI pour les produits déjà en ligne. Jacques et Eric s’engagent à nous mettre en relation avec les bons interlocuteurs sur ce sujet.

La question de l’étiquetage a également été abordée au cours de nos réunions de travail. A défaut d’un agrément DANA, il nous est apparu pertinent d’affirmer la qualité des produits proposés en indiquant sur l’emballage (étiquette) le logo CUMA BENIN, l’origine du produit (Nom de la CUMA productrice, éventuellement adresse et coordonnées téléphoniques) et certaines mentions telles que « pure huile d’arachide ».

  • La question des ateliers de production :

Il est évident que mis à part leur caractère authentique, les sites de production sont loin d’être satisfaisants en termes d’hygiène, de sécurité alimentaire, et de conditions de travail.

Ces sites, souvent exigus et hors couvert, sont érigés sur un sol en terre battue, qui abrite la plupart du temps un four artisanal en terre à feu vif, alimenté au bois.

Il ne saurait être question, compte tenu, tant de nos contraintes de financement, que pour des considérations environnementales et patrimoniales, d’encourager les conceptions de la DANA, qui visent à substituer à ces sites de production certes précaires, mais parfaitement intégrés à la physionomie des villages, des bâtiments en ciment couvert de tôle ondulée, qui n’auraient pour avantage que d’être intérieurement entièrement carrelés.

C’est pourquoi, nous avons l’idée de réfléchir, à moyen terme, à la conception de petites structures construites extérieurement en matériaux traditionnels (terre, briques de terre, bois, palme) et dotées intérieurement de revêtements aux normes (carrelage, chaulage ou autre). Sans apporter de jugement sur la structure elle-même, que nous savons controversée, nous pouvons témoigner du soin apporté dans la conception de certains bâtiments d’exploitation de la fondation SONGHAÏ à COTONOU.

Pour ce faire, CUMA BENIN pourrait s’appuyer sur une école d’architecture si possible béninoise sous forme de la promotion d’un projet d’école.

 

Les modalités et le calendrier de la phase pilote du programme « Mangeons mieux, mangeons BENIN ».

 

Il n’y a évidemment pas lieu d’attendre que l’ensemble des conditions matérielles soient optimales pour lancer la phase opérationnelle du programme.

Chaque CUMA partenaire a été invitée, ce qu’elle a fait, à désigner deux référents chargés des contacts entre les producteurs et BENAGRI. Ces référents devront, en temps réel, informer BENAGRI, téléphoniquement ou par SMS, des offres à publier.

Nous avons vérifié que chaque référent était doté d’un téléphone portable et à cet égard, nous avons acquis un appareil pour la secrétaire de la CUMA ALOLE- ALOME qui n’en disposait pas.

BENAGRI va rapidement se déplacer sur site pour prendre des photos et recueillir les informations nécessaires à la réalisation des stands. A cette occasion, il sera dispensé aux référents des CUMA une petite formation pour les initier à la rédaction de SMS type. A plus long terme, BENAGRI se propose d’initier ces référents aux bases de la communication internet (mais la plupart ne dispose pas d’ordinateur et certains sites de sont pas connectés à internet, donc il faudra étudier cela de plus près ultérieurement).

Il a été indiqué aux CUMA sélectionnées pour le programme que CUMA BENIN prendrait en charge le coût de la mise en ligne pendant un an, à charge de démontrer la valeur ajoutée de l’expérience. Mais qu’afin de procéder à cette évaluation, nous avions besoin d’un tableau comptable intégrant l’ensemble des coûts de production, ainsi que les prix de vente moyens et la marge bénéficiaire. Julien est chargé de recueillir ces données et de les mettre en forme à l’image du bilan d’activité des quatre dernières années pour la CUMA MIAN-NON-DOU. (Document joint)

 

Methanisation

Nous rentrons avec des tourteaux de palme (3 types), soja, manioc, arachide et des pieds de jacinthes d’eau. Pour info, il existait, il y a quelques années dans le sud, des comités de ramassage des jacinthes à usage de vannerie .