Programmes en cours

15 octobre 2019

Promouvoir les formations à la mécanique agricole et à la transformation.

En partenariat avec la Région Nouvelle Aquitaine.

1-Objectifs du projet

Objectifs généraux
– Aider à la formation de formateurs et d’étudiants à la mécanique agricole, afin d’assurer l’entretien d’outils agricoles de tout type (tracteurs, charrues, semoirs, remorques, presses, moulins…).
– Former et accompagner les Cuma de transformation dans la mise en place d’un « process qualité », (respect des conditions d’hygiènes, emballages standardisés, obtention de label…) afin d’optimiser, de sécuriser et de promouvoir leur production vivrière.
Objectifs spécifiques
– Les CUMA propriétaires d’engins et d’outils agricoles peinent à trouver des professionnels capables d’entretenir et réparer leurs matériels. Nous agissons pour la promotion de ces filières auprès des publics « scolaires » (enseignants et étudiants) et garantir une formation de qualité via notre association (expert bénévoles et partenaires).
– Les CUMA de transformation béninoises (huile, tapioca, tofu…) ; constituées essentiellement de femmes ; utilisent des outils (presses, râpes, bassines) et des lieux (sol en terre battu) qui sont loin de répondre aux règles sanitaires de base. Nous avons déjà commencé à palier à ces problèmes en leur facilitant l’accès à des outils de qualité (aide à l’achat, prêt à taux zéro) mais souhaitons également les accompagner dans un vrai processus qualité via des formations et un accompagnement à long terme, notamment pour la commercialisation.

2-Partenaires du projet

Union Nationale des CUMA du BENIN (UNCUMA) :
Structure faitière des CUMA Béninoises :
146 CUMA ; 1 200 familles adhérentes dont plus de 50% de femmes, plus de 9 500 ha de terre emblavés)
Président : Idrissou Boukari Issa TOURE
Coordonateur national : Koffivi NOUWOGOU
Ministère des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnel du Bénin :
Lycée d’Ina au nord
Lycée d’Akodeha au Sud
Centre de formation de Ketou de l’Université Nationnale d’Agriculture du Bénin (UNA) :

SENS Foundation
– Formation sur la thématique de transformation SOJA

FUPRO : Fédération des Unions de Producteurs du Bénin
– Formation sur les thématiques de labellisation et de « process qualité » alimentaire.

Lycée Technique de CLAIRAC (47)                                                                                                                                            – Appui pédagogique, accueil de stagiaire, programme de formation

Maison Familiale et Rurale de Thiviers (24)
– Appui pédagogique, remise en état de matériel, programme de formation

Maison Familiale et Rurale d’Aire/Adour (40)                                                                                                                   – Appui pédagogique, remise en état de matériel, programme de formation

3-Contexte du projet

A– Au Bénin, l’agriculture est considérée comme une activité prioritaire et occupe 70% de la population active du pays. Ainsi dans sa politique agricole, le gouvernement béninois a opté pour la promotion de certaines filières agricoles dont le maraîchage. Dans la région du Mono et du Couffo par exemple, le Conseil Régional des Maraichers a réalisé une enquête montrant que le maraichage y occupe 800.000 habitants dont 80% de femmes et de jeunes.

De manière spécifique il s’agit de :                                                                                                                                                      – Promouvoir des circuits courts de commercialisation des produits des filières agricoles locales sur le territoire béninois comme facteur de soutien à la politique d’autosuffisance alimentaire.

Valoriser des productions locales par la transformation, levier d’insertion des femmes dans le circuit économique, vecteur d’indépendance sociale.

Créer des partenariats avec l’enseignement supérieur pour la promotion de nouveaux modèles économiques en matière de production agricole au sein du cursus universitaire, à savoir l’entrepreneuriat coopératif comme levier incitatif à l’installation des jeunes en agriculture.

Promouvoir l’agro écologie comme modèle d’exploitation agricole innovant.

Le projet s’insère donc dans une volonté exprimée au plan gouvernemental et dans les organisations professionnelles agricoles, d’assurer le développement (en volume, en qualité, et socialement) de l’agriculture par la mécanisation des travaux et d’assurer la formation première des agriculteurs de divers matériels (tracteurs et outils, matériels de transformation,…), mais aussi de mécaniciens-réparateurs compétents aptes à entretenir et à réparer les dits équipements. Ainsi que dans une volonté d’intégrer les CUMA de transformation dans un process édicté par la DANA (Direction de l’Alimentation et de la Nutrition Appliquée).

Une aide a déjà été apportée lors de la mise en place du réseau CUMA au Bénin, avec l’apprentissage de la conduite et des rudiments de premier entretien des matériels mis à disposition. C’est ainsi que plusieurs centaines d’agriculteurs ont appris à conduire un tracteur et à utiliser une charrue, qu’un grand nombre de femmes ont pu acquérir des presses, des moulins et autres outils de transformation de meilleure qualité.

Toutefois, par manque de pratique ou d’entretien, des pannes surviennent, avec la nécessité de réparer. Et les utilisateur.rice.s ne savent pas faire face. Par manque de pièces parfois, par manque de compétence le plus souvent. D’où le constat, de matériels hors d’usage qui ne servent plus leurs utilisateurs.rices.

Pour les CUMA de transformation nous avons noté que la simple acquisition de matériel de qualité adapté ne suffit pas, sans une formation préalable à leur bonne utilisation dans le respect des règles sanitaires de base.

B– La présente démarche consiste à former des formateurs suffisamment compétents et à différents niveaux (université, lycée), pour démultiplier les formations effectuées sur le terrain. De former également des étudiants, futurs encadrant techniques, à l’entretien et à la réparation du matériel agricole.

De manière spécifique il s’agit de :                                                                                                                                                        – Assurer l’avenir de la mécanisation naissante de l’agriculture béninoise, dont il a été montré la pertinence (expérience des CUMA) pour développer la production agricole, et donc l’autosuffisance alimentaire du pays et de la sous région (zones frontalières des pays voisins = Nigeria, Niger, Burkina Faso, Togo).

Acquérir des savoir- faire, en particulier dans l’entretien et la réparation des matériels agricoles, est une étape importante pour avancer dans la maîtrise de techniques agricoles plus modernes.

– Maîtriser la qualité de la production agricole transformée par la mise en oeuvre de normes (cahiers des charges, emballages..) permettant d’identifier le produit et de mieux le commercialiser.

Les pouvoirs publics béninois en sont aujourd’hui convaincus. L’engagement du Ministère des enseignements secondaires, techniques et de la formation professionnelle, et de l’Université Nationale d’Agriculture, ainsi que de la Direction de l’Alimentation et de la Nutrition Appliquée en sont la preuve.

4-Prise en compte du genre

Le volet formation « qualité » est quasiment dédié en totalité aux femmes puisque les Cuma de transformation sont essentiellement composées de femmes. Elles ont en charge le développement des cultures maraichères vivrières dont elles assurent déjà la transformation avec des moyens rudimentaires. Le développement de l’entreprenariat agricole collectif par le biais de la Cuma va les aider à structurer des activités existantes à consolider.

Les femmes sont volontaires, déterminées déjà rodées à la gestion collective et capable d’investir la gouvernance des Cuma . Souvent chef de famille, l’enjeu est de leur proposer un accompagnement (l’appui d’un animateur (juridique, gestion,..), accès aux financements proposés par les bailleurs de l’association CUMA BENIN, participation à des formations, mises en place au sein même du village par des organismes locaux ) qui leur apportera le bénéfice de la force et de la notoriété d’un réseau . De fait, une place leur sera réservée dans la gouvernance du réseau Cuma au niveau des unions .